Spock fit un pas en avant : — Il s’agit d’un processus à plusieurs étapes. Pour commencer, la structure atomique de votre corps est entièrement analysée. Ensuite, vos molécules sont désintégrées et converties en ondes photoniques… — Ondes photoniques ? — De la lumière polarisée, mais sur une fréquence très élevée. De fait, cette fréquence approche des limites théoriques de la capacité vibratoire de la matière dans cette configuration particulière de l’espace-temps. Le rayon du téléporteur a la capacité de pénétrer une large gamme de matériaux. Mais si la cible est blindée, ou mobile, le verrouillage des coordonnées devient problématique. Toute précision inférieure à 99,9999 % est généralement très préjudiciable. Pour finir, l’objet téléporté se matérialise au point de focalisation du rayon. — Pardon ? — C’est pourtant simple ! Le point de focalisation est contrôlé par les différentes fréquences des rayons individuels qui constituent l’onde du téléporteur. Cette donnée est habituellement gérée par la station émettrice. Mais, dans les cas difficiles, comme un transport à bord du Vagabond, elle est prise en charge par un module de téléportation qui fonctionne comme une sorte de cible focalisante. En clair, les informations transmises par le rayon n’existent pas dans le rayon lui-même, mais dans l’harmonique d’interférences que produisent les divers sous-rayons. Bien qu’il y ait des harmoniques tridimensionnelles sur toute la longueur d’onde du rayon, leur séquence est chaotique, et elles ne sont pas « accordées ». Le module représente le point d’harmonie absolue, celui où toutes les fréquences sont de nouveau converties en ce qu’elles étaient au point de départ. Voilà pourquoi les ondes photoniques retournent à l’état matériel, et recomposent la réplique exacte du modèle analysé avant la désintégration. J’espère que tout est clair pour vous, à présent…